En préambule, je souhaite dire que mes réponses sont personnelles et n’engagent que moi, c’est-à-dire que, bien que fondées sur les textes officiels qui régissent ma fonction et les recommandations d’usage, elles sont avant tout le reflet de mon expérience et de mes opinions propres.
Mon métier d’enseignante documentaliste présente quatre fonctions principales :
l’accueil des élèves (conseil et aide),
la pédagogie documentaire ou l’éducation à l’information,
la gestion d’un fonds et la mise à disposition des ressources (commandes, enregistrement),
et l’animation culturelle et l’ouverture vers l’extérieur (expositions, informations culturelles locales, etc.).
Voilà pour le côté officiel.
Au quotidien, c’est un métier très diversifié où l’on passe sans arrêt d’une activité à l’autre, où on ne peut pas se tenir à une liste de tâches prévues à l’avance parce qu’il faut être disponible en permanence pour répondre aux besoins des élèves . Il faut par exemple s’habituer au fait qu’en fin de journée, on n’a pas eu le temps de trier le courrier ou de finir de préparer une commande ou une séance pédagogique, parce qu’on a eu un défilé d’élèves imprévu, avec une recherche urgente à faire, et aucune idée de la façon d’y arriver…
C’est d’une part, la diversité des tâches et la gestion des imprévus qui font la richesse de ce métier, et d’autre part le contact original qui se lie autant avec les élèves qu’avec les collègues des autres disciplines .
1
Se poser des questions sur le travail à faire : Qu’est-ce que le professeur t’a demandé comme travail ? Est-ce que tu as compris le travail à faire ? Est-ce une simple réponse à une question ? Est-ce un exposé ?
2
Se poser des questions sur le sujet : Est-ce que j’ai compris la question ? Donner des mots-clés autour du sujet.
3
Où chercher les documents ? Est-ce utile d’aller consulter la base de données du CDI ou Internet ? Un dictionnaire ou Encarta ne suffisent-ils pas ?
4
Choix des documents : utiliser le sommaire et l’index ; lire les grands titres pour voir si le document correspond au sujet. Puis lire plus en détail les 2 ou 3 documents utiles (inutile de se noyer sous une masse d’informations surtout en collège où finalement les besoins ne sont pas très importants. C’est surtout le choix et la pertinence des documents qui le sont).
5
Résumé pour les plus jeunes, prise de notes pour les plus grands. C’est sûrement le plus difficile pour les élèves. Surtout lorsqu’ils utilisent des documents déjà « prédigérés » du type Encarta : les fiches collèges sont écrites si simplement qu’on se demande bien pourquoi il serait utile de la reformuler ! Mais si voyons ! C’est pour mieux comprendre, mon enfant ! Il faut donc lire, puis comprendre en cherchant les mots difficiles, reformuler avec ses propres mots, raccourcir ou rallonger pour expliquer davantage.
6
Il faut enfin présenter son travail en respectant les consignes données par le(s) professeur(s) et citer ses sources. (Ah bon ? Pourquoi Madame, à quoi ça sert ?) Mais par respect pour celui qui l’a écrit ou photographié et pour ne pas tricher ! On sait bien toi et moi que ça ne vient pas de toi !
Pour mon cas précis, le portable n’a été que bénéfique
, en tout cas dans le contexte de mon établissement, qui j’en ai conscience, est privilégié ; comme je l’ai dit au colloque : établissement nouveau, équipe nouvelle et motivée pour travailler ensemble. Parallèlement à ma fonction, je suis professeur ressource TICE dans mon collège. C’est évidemment un facteur positif qui me permet de faire ma propre publicité ! Je vais régulièrement dans les classes faire des séances de recherche documentaire
à partir de BCDI, logiciel documentaire en réseau ou autres. C’est plus pratique pour moi comme pour les élèves. Et ils viennent ensuite poursuivre leur travail au CDI ou récupérer les documents dont ils ont besoin. Les professeurs font régulièrement appel à moi
pour les aider, que ce soit dans la manipulation d’un logiciel qu’ils ne maîtrisent pas ou pour trouver des ressources. Ce sont donc des habitudes de travail qui ont été prises dès le départ.
Je travaille
aussi par exemple, cette année, avec un professeur de lettres autour du fonds romanesque du
CDI : les élèves viennent en classe entière choisir un roman
. La lecture est ensuite suivie d’un travail de type fiche de lecture mais informatisée et intégrée à la base de données du CDI. Les élèves sont beaucoup plus motivés, c’est évident
. Je crois cependant que le problème de désaffection des CDI se pose dans beaucoup de cas. En principe, on arrive assez facilement à travailler avec les collègues et les élèves de 6e
- 5e
puis ça diminue en 4e
à l’arrivée des portables. Les élèves n’utilisent plus que les ressources du portable et restent en étude. Ce problème est également lié à celui de la lecture qui se raréfie à partir de la 4e
.
À nous donc, enseignants de toute discipline, de trouver des moyens de les motiver à nouveau…
Surtout pas de nouvelle discipline ! L’éducation à l’information doit rester une discipline transversale intégrée aux programmes disciplinaires sans la marginaliser
dans des IDD (itinéraires de découverte) ou autres parcours qui posent des problèmes d’organisation au sein des établissements scolaires, d’horaires et de moyens humains et financiers.
L’éducation à l’information doit apprendre aux élèves à être autonomes dans leur travail, dans l’utilisation d’un centre de ressources tel que le CDI
. Elle doit les aider à cerner leurs besoins et prendre du recul par rapport à l’information trouvée, pour juger si elle leur est nécessaire ou pas. D’où l’intérêt et l’importance que l’éducation à l’information se fasse tout au long du cursus scolaire de manière progressive, régulière et systématique afin d’aider les élèves à se familiariser avec l’information et se l’approprier. Pour cela, il faut multiplier les occasions de placer les élèves en situation de recherche (même très simple) pour leur permettre de développer des automatismes
.
Je relaie juste une observation émanant de nombreux assistants d’éducation TICE , responsables au sein des collèges de la maintenance quotidienne des portables. Outre la maintenance proprement dite, leur rôle est très important pour le bon fonctionnement de l’opération : ils animent souvent des ateliers informatiques pour les élèves et sont une aide quotidienne précieuse pour les professeurs qui font largement appel à eux pour le fonctionnement et l’apprentissage de logiciels . Ils regrettent que leur rôle ne soit pas forcément reconnu à sa juste valeur et de là, que personne ne pense à les solliciter pour donner leur opinion sur l’opération. Peut-être serait-il bon de leur donner aussi la parole dans « En Connexion »…
Filtre à questions pour la recherche sur Internet
http://www.bibl.ulaval.ca/vitrine/giri/giri2
Tous les outils de recherche en une page
http://urfist.univ-lyon1.fr/risi/outils.htm
Vous êtes concerné par l'opération, « un collégien, un ordinateur portable» :
Recevez l’actualité de cette page. Cliquez ici